Scottish week avec Ewan McGregor, qui fait son retour en force après un léger passage à vide (quelques films dont on s'est empressé d'oublier l'existence...).
Ainsi donc, après I Love You Phillip Morris, le revoilà déjà, en tête d'affiche de The Ghost Writer, un polar signé Roman Polanski et sans doute le meilleur film du cinéaste depuis Le Pianiste.
Dans ce film, Ewan McGregor est ghost writer, un "nègre" littéraire, qui écrit des livres à la place des autres. Comme condamné au secret de sa profession, on ne saura pas même son nom. Lui qui ne s'intéresse pas à la politique est embauché pour reprendre l'écriture de l'autobiographie de l'ancien premier ministre britannique Adam Lang (Pierce Brosnan), après que son prédécesseur ait mystérieusement péri noyé. Le voilà donc qui débarque sur une petite île battue par les vents au large de Boston, où Adam Lang vit retranché avec une équipe restreinte de collaborateurs, alors qu'une tempête médiatique s'abat sur l'ancien premier ministre sur fond de scandale irakien.
Atmosphère oppressante, personnages ambigües et caméra subjective, Polanski insuffle un tension palpable, et la peur du héros devient communicative. Dans cette grande maison isolée du monde, le mystère rode, et la parano n'est pas loin. Il y du Hitchcock et du Agatha Christie dans ce Ghost Writer.
Si le film aborde des sujets actuels et brûlants (Adam Lang fait forcement pensé à Tony Blair, lui même englué dans des scandales liés à la guerre en Irak) The Ghost Writer est avant tout un film noir dans la veine des grands classiques, loin des surenchères explosives de ces dernières années.
Changement de registre avec Les Chèvres du Pentagone (The Men Who Stare at Goats en VO). Cette fois jouant le journaliste Bob Wilton, parti soigné un chagrin d'amour en Irak, Ewan McGregor se retrouve une fois de plus embarqué dans une histoire qui le dépasse totalement.
Le pitch de ce film est d'autant plus effarant qu'il est basé sur des faits réels : une section spéciale de l'armée américaine entraînant ses soldats pour qu'ils développent des pouvoirs paranormaux façon chevaliers Jedi, le plus sérieusement du monde : traverser les murs, localiser des gens à distance, être invisible, et... tuer une chèvres rien qu'en la fixant des yeux.
Bob Wilton donc, tombe sur Lyn Cassady (George Clooney), ancien soldat de cette Armée d'un nouveau genre, qui lui annonce qu'il a été réactivé pour une mission secrète. Les voilà donc sillonnant les routes irakiennes, pour un reportage pas comme les autres...
Démarrant sur les chapeaux de roues, le film s'essouffle un peu dans la seconde moitié, mais est aussi l'occasion de savoureux numéros d'acteurs. En premier chef, George Clooney, dont c'est également le 3e film cette année prouve une fois de plus son talent comique. A ses coté, Ewan McGregor livre le pendant comique de son personnage de naïf dépassé par les évènement et parviendrait même à nous faire croire qu'il ne sait pas ce qu'est un Jedi. Sans oublier Jeff Bridges, en soldat hyppie fondateur du mouvement qui voudrait faire l'amour pas la guerre, et Kevin Spacey qui préfère faire la guerre...
Tout ce petit monde semble avoir pris un réel plaisir à faire ce film drôle et déjanté, sous la direction de Grant Heslov (aperçu dans True Lies), qui signe ici son premier long métrage. Et ce plaisir est communicatif.
Séance de rattrapage --- à 30 000 pieds au dessus de l'Atlantique.
Le Vilain, avec Albert Dupontel et Catherine Frot. Drôle et méchant. A voir !
Tempête de Boulettes Géantes. Film d'animation alimentaire inventif et drôle. à voir également.
Lucky Luke, avec Jean Dujardin, Michael Young et tout plein d'autres gens connus. euh... comment dire... grosse bouse même pas drôle.



























Mr Nobody est un film belge de Jaco van Dormael (Le Huitième Jour). Tenter d'écrire "de quoi ça parle" est un sacré défi. C'est l'histoire d'un garçon de 9 ans, Nemo Nobody, qui sur le quai d'une gare, doit faire le choix impossible de partir avec sa mère ou de rester avec son père. C'est aussi l'histoire du dernier mortel sur Terre (le même Nemo Nobody), qui s'apprête à fêter son 118e anniversaire. Ce qui est l'occasion pour lui de raconter son histoire. Histoire quelque peu embrouillée et contradictoire... Elise, Anna, Jeanne, laquelle choisir ? laquelle a-t-il choisi ?


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