Inception
Après deux énormes bat-succès (un poil surestimés à mon goût), Christopher Nolan était forcément attendu au tournant. Comment l'ex-indépendant allait-il gérer cette explosion de budget, maintenant qu'il était seul et libre aux commandes ? Et bien, soyez-rassurés, il s'en sort bien.
L'histoire de base est assez simple. Dom Cobb (Leonardo DiCaprio) est un genre de voleur de rêve. Il s'introduit dans les rêves de personnes endormies pour leur voler leurs secrets les mieux enfouis. Saito, un riche industriel japonais (Ken Watanabe) va faire appel à lui pour une mission périlleuse : plutôt que d'extraire, Cobb et son équipe (Ellen Page, Joseph Gordon-Levitt entre autres) doivent cette fois introduire une idée dans la tête de son concurrent (Cillian Murphy). c'est l'"inception".
Le concept et les codes du rêve sont admirablement exploités. D'un niveau de rêve à l'autre, les scènes s'enchaînent à un ryhtme soutenu, le spectaculaire est parfaitement justifié, et le déroulement de l'action reste parfaitement clair.
Les acteurs sont parfaits, Leo en tête, dans un rôle assez proche de celui de Shutter Island.
On reste tout de même un peu frustré que le scénario de départ n'ait pas été un peu plus fouillé. Comme s'il manquait le début. Qui sont ces gens qui rentre dans notre tête ? D'où sortent-ils ? Tant de talents uniquement pour des petites guerres industrielles ?
Mais ne boudons pas notre plaisir, ce rêve cinématographique reste parfaitement bien ficelé. Ce n'est pas si souvent que l'on a de si bons blockbusters, où l'action est au service de l'histoire et des personnages, et non l'inverse.
Salt
Et justement, on ne peut pas en dire autant de Salt, film d'action bien calibré, avec grosse tête d'affiche (Angelina Jolie), une héroïne agent de la CIA dans le pétrin, des méchants russes, un complot contre le président (en fait, deux présidents, le russe, puis l'américain), un méchant pas méchant, et un gentil pas gentil. Le tout entre Washington et New-York.
Ajoutez à ça, un faux air de Jason Bourne, en moins bien, et un coté défilé haute-couture, avec une Angie, blonde, puis brune, puis cheveux courts... et même qu'elle sort d'une prison Nord-Coréenne avec un œil un peu amoché, mais en talons hauts ! Eh, on a la classe ou on l'a pas !



Souvenez-vous, en 1995, Woody le cow-boy et Buzz l'éclair débarquaient sur nos écrans et Toy Story, premier film totalement réalisé en images de synthèse, révolutionnait le film d'animation. 4 ans plus tard, ils revenaient dans Toy Story 2, avec pleins de nouveaux amis, pour de nouvelles aventures, encore plus palpitantes.

Rien de tel qu'une canicule pour une séance de rattrapage dans une salle obscure et climatisée. Je suis donc enfin allée voir Dans Ses Yeux, film argentin ayant récolté l'oscar du meilleur film étranger. La presse était unanime, et tout le monde ne m'en avait dit que du bien.


















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