The Mocking Bird presents

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mardi, 10 août 2010

Inception et Salt

Inception

bienAprès deux énormes bat-succès (un poil surestimés à mon goût), Christopher Nolan était forcément attendu au tournant. Comment l'ex-indépendant allait-il gérer cette explosion de budget, maintenant qu'il était seul et libre aux commandes ? Et bien, soyez-rassurés, il s'en sort bien.

L'histoire de base est assez simple. Dom Cobb (Leonardo DiCaprio) est un genre de voleur de rêve. Il s'introduit dans les rêves de personnes endormies pour leur voler leurs secrets les mieux enfouis. Saito, un riche industriel japonais (Ken Watanabe) va faire appel à lui pour une mission périlleuse : plutôt que d'extraire, Cobb et son équipe (Ellen Page, Joseph Gordon-Levitt entre autres) doivent cette fois introduire une idée dans la tête de son concurrent (Cillian Murphy). c'est l'"inception".

Inception

Le concept et les codes du rêve sont admirablement exploités. D'un niveau de rêve à l'autre, les scènes s'enchaînent à un ryhtme soutenu, le spectaculaire est parfaitement justifié, et le déroulement de l'action reste parfaitement clair. Les acteurs sont parfaits, Leo en tête, dans un rôle assez proche de celui de Shutter Island.
On reste tout de même un peu frustré que le scénario de départ n'ait pas été un peu plus fouillé. Comme s'il manquait le début. Qui sont ces gens qui rentre dans notre tête ? D'où sortent-ils ? Tant de talents uniquement pour des petites guerres industrielles ?
Mais ne boudons pas notre plaisir, ce rêve cinématographique reste parfaitement bien ficelé. Ce n'est pas si souvent que l'on a de si bons blockbusters, où l'action est au service de l'histoire et des personnages, et non l'inverse.

Inception

Salt

bofEt justement, on ne peut pas en dire autant de Salt, film d'action bien calibré, avec grosse tête d'affiche (Angelina Jolie), une héroïne agent de la CIA dans le pétrin, des méchants russes, un complot contre le président (en fait, deux présidents, le russe, puis l'américain), un méchant pas méchant, et un gentil pas gentil. Le tout entre Washington et New-York.
Ajoutez à ça, un faux air de Jason Bourne, en moins bien, et un coté défilé haute-couture, avec une Angie, blonde, puis brune, puis cheveux courts... et même qu'elle sort d'une prison Nord-Coréenne avec un œil un peu amoché, mais en talons hauts ! Eh, on a la classe ou on l'a pas !

Salt

dimanche, 18 juillet 2010

Toy Story 3

superSouvenez-vous, en 1995, Woody le cow-boy et Buzz l'éclair débarquaient sur nos écrans et Toy Story, premier film totalement réalisé en images de synthèse, révolutionnait le film d'animation. 4 ans plus tard, ils revenaient dans Toy Story 2, avec pleins de nouveaux amis, pour de nouvelles aventures, encore plus palpitantes.
Un 3e opus ne pouvaient pas manquer de voir le jour. Mais quand d'autres enchainent les suites approximatives à un rythme frénétique, les studios Pixar ont pris leur temps, pour sortir une suite à la hauteur des 11 ans d'attente.

En 11 ans, Andy a bien grandi. Il s'apprête à partir à l'université, et ses jouets tant aimés se languissent dans leur coffre. Ils se préparent eux aussi à leur nouvelle vie.... à la garderie.

Toy Story 3

Les studios Pixar ont donc pris leur temps, et ils ont bien fait. Là où d'autres sagas s'essoufflent (Shrek par exemple), celle-ci sait se renouveler à chaque fois. Nouvelles situations, et surtout, de nouveaux personnages (parmi eux Ken et Barbie, délicieusement ringards, un ours à la fraise et un pompon un brin flippant).
L'humour est omniprésents et à tous les niveaux (gags, jeux de mots et clins d'œil Pixar pour les initiés). Ce qui n'empêche pas de belles séquences d'émotions. Les thèmes abordés - l'abandon, la solidarité, l'amitié - déjà présents dans les opus précédents, prennent ici une nouvelle dimension, plus forte, plus adulte. Ce qui rend ces jouets terriblement humains et touchants.
On en culpabiliserait presque de ne plus jouer avec les nôtres.

Toy Story 3

Et vous, qu'avez-vous fait de vos vieux jouets ?

mercredi, 14 juillet 2010

Dans Ses Yeux et Shrek 4

Dans Ses Yeux

mouaisRien de tel qu'une canicule pour une séance de rattrapage dans une salle obscure et climatisée. Je suis donc enfin allée voir Dans Ses Yeux, film argentin ayant récolté l'oscar du meilleur film étranger. La presse était unanime, et tout le monde ne m'en avait dit que du bien.

Benjamin Esposito, jeune retraité du tribunal de Buenos Aires, souhaite occuper son temps en écrivant un livre à propos d'une affaire vieille de 25 ans. Il avait à l'époque enquêté sur un meutre violent, et visiblement cette histoire le hante toujours. Tout comme sa collègue de l'époque, dont il était semble-t-il amoureux. Son livre est donc l'occasion d'un retour dans ce passé laissé comme inachevé.

El Secreto de sus Ojos

Alternant temps présent et flash-backs, le film oscille entre enquête policière et film de moeurs, pour nous emmener sur un terrain qui semble de plus en plus glissant au fur et à mesure que le fil de l'histoire se déroule.
Le film a des qualité indéniables. Les acteurs sont très justes, le Buenos Aires d'hier et d'aujourd'hui bien dessiné, le suspense bien monté. Mais cette façon de ressasser encore et encore cette affaire de viol suivi de meurtre, ce soupçon permanent qui règne tout au long du film qu'il y a quelque chose d'autre, quelque chose de pire... créé une ambiance malsaine et terrifiante, qui laisse comme un arrière-goût amère.

Shrek 4, Il Etait une Fin.

mouaisVirage à 180°, pour cette fois un film de pur divertissement. Cela a ses avantages, on en ressort plus léger.
Dans ce 4e opus, Shrek est maintenant père de famille et roi de Fort Fort Lointain. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que Shrek s'ennuie de sa vie d'avant, à l'époque où il était un vrai ogre. Il signe alors un contrat avec le magique et maléfique Tracassin, pour revivre pendant 24h le bonheur d'être un ogre terrifiant. Mais forcément, il y avait anguille sous roche...

Shrek Forever After

Sans être vraiment raté, ce 4e Shrek, tout comme le 3e, reste assez dispensable. D'autant que si l'idée d'un monde parallèle où rien de ce qu'on connait ne s'est passé est assez originale, les re-rencontres avec l'Ane, Potté, Fiona et toute la bande, a un affreux air de déjà-vu. Et bien sûr, la fin est totalement prévisible (je ne vous gâcherais rien en vous disant que ça finit bien).
La force des 2 premiers opus était leur originalité, mais il semble que l'on ait fait le tour du royaume de Fort Fort Lointain. Je ne suis pas sûre qu'un Shrek 5 et un Spin-off sur Potté soient une très bonne idée.

Shrek Forever After

samedi, 10 juillet 2010

Petits Meurtres à l'Anglaise

bienVictor Maynart (Bill Nighty), est un tueur à gage très professionnel. Intraçable, impeccable et très british, il exécute ses contrats avec flegme et classe. Jusqu'au jour où il va tomber sur une cible récalcitrante et cleptomane (Emily Blunt), et... un gars qui passait par là (Rupert Grint).

Wild Target

Humour british, rebondissements farfelus et personnages hauts en couleurs, Petits Meurtres à l'Anglaise est une comédie légère et rafraichissante, parfaitement servie par un trio d'acteurs savoureux.

samedi, 26 juin 2010

L'illusionniste

bienFin des années 50, le rock n' roll fait danser les foules, et le music hall traditionnel, fait d'illusionnistes, de ventriloques et d'acrobates, a bien du mal à subsiter. Tatischeff, vieil illusionniste parisien se voit ainsi écarter des grandes scènes par les nouvelles idoles des jeunes. Pour continuer malgré tout, il part tenter sa chance de l'autre coté du channel et atterri en Ecosse, ou il va faire la connaissance d'une jeune fille nommée Alice.

l'illusionniste

Basé sur un scénario jamais achevé de Jacques Tati, le film est mis en image par Sylvain Chomet, réalisateur des fringantes Triplettes de Belleville (2002). Comme précédemment, Chomet garde une mise en scène très visuelle. Le trait est stylisé sans être caricatural. Il y a très peu de dialogues, et la moitié est un baragouin incompréhensible (ce qui peu laisser un peu perplexe).

Mais cette fois, le film est plus lent, moins farfelu, comme pour transcrire la poétique nostalgie de Tati. C'est justement là que le film pèche un peu. A force de prendre son temps, le film ennuie. Et la musique, soulignant la mélancolie d'un monde en voie de disparition, file un peu la déprime, malgré plusieurs épisodes comiques. Le principal atout de ce film reste la touche Chomet. Loin de l'effervescence de l'animation 3D, il réalise un film à l'ancienne, avec un graphisme stylisé et épuré mais fourmillant de détail. A cet égard, Les reconstitutions d'Edimbourg sont particulièrement réussie. Les amoureux de la ville reconnaitront sans mal la gare, Prince's Street, Royal Mile ou Arthur's Seat ;-)

l'illusionniste

mardi, 15 juin 2010

Moon - sortie DVD

un billet rapide pour signaler la sortie en DVD du film Moon, de Duncan Jones. Un film à voir absolument pour tout vrai amateur de SF. Moon, c'est l'anti-Avatar. peu de moyens, peu d'effets, mais un scénario solide et un Sam Rockwell magnifique.

pour rappel voici ma critique de septembre dernier :

C'est un premier film, avec peu de moyens. Peu de grands effets, mais une histoire centrée sur ses personnages. De la vraie SF, à la Philip K Dick ou Asimov.

moon 1

L'histoire se passe dans notre futur proche. Nous avons trouvé une source d'énergie nouvelle et pas polluante, en quantité infinie : l'Hélium 3 fabriqué par les rayons cosmiques à la surface de la Lune. il y a donc un homme, seul, chargé de gérer la base lunaire et d'envoyer les bouteilles d'Hélium vers la Terre. Cela fait 3 ans que Sam Bell est là haut, et il lui reste 2 semaines avant la fin de son contrat. Sa seul compagnie est Gerty l'ordinateur de bord. Mais des choses troublantes commencent à se produire. Il a des visions, et fini par tomber sur son double...

Sam Rockwell - Moon

Sam Rockwell interprète Sam, seul en scène d'un bout à l'autre du film, et il est magistral. C'est un des acteurs les plus sous exploités d'Hollywood. A ses coté, Kevin Spacey prête sa voix à Gerty. Énigmatique, mais finalement presque humain, il évoque Hal de 2001 l'odyssée de l'Espace, mais il est plus que ça, un personnage à part entière.
Bien sûr le film lorgne du côté des classiques du genre, 2001 en tête, mais en beaucoup moins obscur...

samedi, 29 mai 2010

Crazy Night

bienPhil et Claire Foster (Steve Carell et Tina Fey) sont un couple de banlieusards du New Jersey. Mômes, boulot, dodo... Pour sortir de la routine, ils décident un soir d'aller dîner à Manhattan dans un restaurant branché.... Sauf que comme l'affiche et le titre le laissent entendre, les choses ne vont pas vraiment se passer comme prévu.

Crazy Night

Une fois n'est pas coutume pour une comédie, les deux héros forment un couple dès le début du film, et donc l'enjeu n'est pas de savoir quand ils finiront ensemble mais juste comment vont-ils se dépêtrer de cette situation inextricable... Et elle le semble, inextricable, cette situation....
Rythme enlevé, humour décalé, un couple fort sympathique et des seconds rôles excentriques font de cette comédie pétillante une jolie bulle d'air, idéale pour se vider la tête et rêver d'un super diner à Manhattan.... ou pas ;-)

Crazy Night

mardi, 18 mai 2010

Iron Man 2 et L'Elite de Brooklyn

Iron Man

bienEn général, les films de super-héros, c'est pas trop mon truc... Surtout avec cette tendance ces dernières années au toujours plus sombre, avec des héros torturés du genre "C'est dur la vie, et c'est dur aussi d'être une super-héros. Sauver le monde, ça pèse... Mais il le faut, parce qu'il y a tout plein de grands méchants psychopathes en ce monde, et la violence, c'est mal." (cf les très surestimés Batman Begins et The Dark Knight)

Iron Man 2

Et au milieu de tout ça, il y a Iron Man. Genre de super-héros par erreur, qui prendra peut être le temps de sauver le monde demain, s'il n'a pas trop la gueule de bois.
L'atout majeur de la franchise Iron Man, c'est en effet le personnage de Tony Stark, play-boy le jour et Iron Man la nuit. ou l'inverse. bref, tout sauf le profil du super-héros. Et dans le rôle titre, Robert Downey Jr. est parfait.

Pour le reste, le film rempli son contrat de blockbuster bien huilé. grosses bastons, grosses voitures, grosses explosions, faux suspense (mon dieu, Tony va-t-il mourir ?!), un petit peu d'émotion (mais pas trop n'en faut), méchant très méchant (et russe) et bien sûr, pour plaire à ces messieurs, nanas bien roulées (Scarlett Johansson qui n'est visiblement là que pour ça), et pléiade de stars (Mickey Rourke, Don Cheadle, Sam Rockwell, Gwyneth Paltrow...)

Petit bémol, il est un peu dommage qu'apparaissent 2 personnages sortis de nulle part (Samuel L. Jackson et Scarlett Johansson) dont la seule fonction semble être d'annoncer un Iron Man 3, ou un éventuel spin-off...

Iron Man 2

L'Elite de Brooklyn

bienBrooklyn, 65e district. Les flics ont fort à faire dans ce quartier dangereux. L'Elite de Brooklyn s'intéresse à 3 d'entre eux. Tango (Don Cheadle) est inflitré dans un gang de trafiquants de drogue depuis 4 ans, et commence à trouver le temps long. Sal (Ethan Hawke), père de famille nombreuse, travaille quand à lui à la brigade des stups mais aimerait bien pouvoir s'offrir une maison plus grande. Enfin, Eddie (Richard Gere), flic ordinaire, à 7 jours de la retraite, attend la fin de la semaine avec impatience.

Brooklyn's Finest

Sans être révolutionnaire, le film s'appuie sur un scénario solide et des acteurs justes et touchants, pour une plongée dans le monde trouble et violent des bas fonds de Brooklyn.

Brooklyn's Finest

Conseil télé de la semaine

Le Vent se Lève, Chef d'oeuvre de Ken Loach, récompensé d'une palme d'or en 2006, sur l'occupation de l'Irlande par l'armée britannique au début du siècle. jeudi 20 mai à 20h40 sur Arte.

dimanche, 9 mai 2010

Imogène McCarthery et Lenny and the Kids

Imogène McCarthery

bienIl ne faut jamais aller en Ecosse sans son parapluie ! même si cette Ecosse se trouve à 2 pas de la gare de Lyon... Une erreur que n'aurait pas faite Imogène McCarthery, Ecossaise 100% pur jus, et très (très) fière de l'être.
Londres, 1962. Imogène (Catherine Frot), dactylo pour les services du renseignement britannique, est envoyé en mission secrète à Falkland, sa ville natale. Elle y retrouvera Samuel (Lambert Wilson), son amour d'enfance, mais rencontrera également de nombreuses embûches !

Imogène

L'affiche disait "Elle aime la cornemuse, le whisky et le rugby". Le tout sur fond de tartan multicolore. il n'en fallait pas plus pour me convaincre ! et de ce point de vue là, j'ai été servie !
Si le scénario est un peu léger, l'humour décalé et haut en couleurs est bien présent, et Imogène s'avère être une bonne comédie, avec des personnages excentriques, servie par des acteurs qui visiblement s'amusent beaucoup. Le résultat est dans la lignée des adaptations d'Agatha Christie par Pascal Thomas : Mon Petit Doigt m'a Dit et Le Crime est Notre Affaire (avec la même Catherine Frot), même si sans doute pas aussi réussi.

A voir pour tous les Ecossais de coeur !

Imogène

Lenny and the Kids.

mouaisLenny, père divorcé, n'a pas la garde de ses enfants. Il ne les voit que 2 semaines par an, 2 semaines où il réapprend à jouer au Papa. On suit donc Lenny et ses 2 garçons, Frey (7 ans) et Sage (9 ans), jongler entre les sorties improvisées, l'école, le boulot et les imprévus.

Lenny and the Kids

Le film commence comme un chronique sympathique d'un père plus gamin que ses propres enfants, qui pose la question : Comment être un père quand on a oublié de grandir ? Le problème est qu'il s'embourbe un peu dans des situations assez improbables où Lenny se montre totalement irresponsable et qui laisse un léger sentiment de malaise...

Conseil télé du jour

Ce soir sur France 2, Babel, avec Brad Pitt, Cate Blanchett et Gael Garcial Bernal. Un film poignant, et le pipi le plus romantique de l'histoire du cinéma ;-)

dimanche, 2 mai 2010

New York I Love You

mouaisNew York I Love You est basé sur le même principe que Paris Je t'aime (2005), à savoir, des histoires courtes dont le point commun est la ville du titre. Mais là où Paris je t'aime se composait d'histoires totalement déconnectées, et très disparates, New York I Love You limite la quantité de métrages et tente une plus grande cohérence. Les histoires s'entremêlent et ont toutes un thème assez proche : la rencontre, l'amour, les couples.

Le principal inconvénient de ce genre d'excercice, c'est l'inégalité des différents segments. Problème compensé par le fait que ces segments ne durent jamais très longtemps...
Le tout est servi par des réalisateurs de renom (Mira Nair, Fatih Akin, Yvan Attal, Allen Hughes, Shekhar Kapur, Nathalie Portman ...) et un casting quatre étoiles (Andy Garcia, Chris Cooper, Julie Christie, John Hurt, Robin Wright Penn, Irfan Khan, Ethan Hawkes, ... et même les revenants Hayden Christensen, Orlando Bloom !)

Certains segments méritent vraiment le détour, d'autres pas. Au final, un film sympathique, mais un peu anecdotique, sans doute pas à la hauteur de son ainé.
Un film à voir surtout pour les amoureux de New York, qui s'amuseront à reconnaître les lieux de tournage.

NY I love you

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